En résumé
- I-Perform réunit deux publics (professionnels de santé pour I-Learn, dirigeants pour I-Lead) autour d'un même pivot pédagogique : le sport.
- Pour les soignants, la pratique sportive est un terrain d'étude : elle rend visibles la physiologie de l'effort, la blessure, la récupération et la prescription d'activité physique.
- Pour les dirigeants, elle est un miroir : charge, décision sous pression, endurance, récupération. Le vocabulaire de la performance sportive est aussi celui du travail.
- La science documente les bienfaits dans les deux mondes : mémorisation durable par l'apprentissage expérientiel, fonctions exécutives renforcées par l'activité physique, récupération et prévention de l'épuisement.
- La légitimité d'I-Perform repose sur dix ans d'expertise, la certification Qualiopi, un comité scientifique et des financements reconnus (DPC, FIF-PL).
Une même conviction, deux publics
À première vue, rien ne rapproche un cardiologue en formation continue d'un dirigeant venu prendre du recul sur sa manière de travailler. Les métiers diffèrent, les attentes aussi. Pourtant, I-Perform les réunit dans un même écosystème, parce qu'ils partagent un point de bascule commun : le corps en mouvement.
Cette intuition n'est pas décorative. Elle s'appuie sur une théorie solide de l'apprentissage, celle de David Kolb : on apprend en profondeur lorsqu'une expérience concrète est reprise par la réflexion, conceptualisée, puis réappliquée. C'est le cycle expérientiel (faire, réfléchir, penser, appliquer), au fondement de toute formation qui vise l'ancrage plutôt que le survol [1]. Le sport offre précisément ce support : une expérience directe, engageante, dont on peut ensuite tirer un savoir transférable.
De là naissent nos deux pôles. I-Learn forme les professionnels de santé et du sport ; I-Lead prépare les dirigeants et managers. Deux publics, deux tons, deux formats, mais une seule matrice : relier la science au terrain par le geste.
Pour les professionnels de santé : le sport comme terrain d'étude
En salle, la physiologie de l'effort, la traumatologie ou la prescription d'activité physique restent abstraites. Sur un terrain, un court ou dans l'eau, elles deviennent observables : on voit le geste qui blesse, la charge qui use, le mouvement qui répare. Le sport n'est pas ici un décor : c'est un laboratoire clinique à ciel ouvert.
Ce déplacement a une valeur scientifique directe. La littérature reconnaît aujourd'hui l'exercice comme un véritable traitement : la synthèse de référence de Pedersen et Saltin documente le bénéfice de l'activité physique prescrite dans vingt-six maladies chroniques, du diabète de type 2 aux pathologies cardio-vasculaires [2]. Savoir prescrire, doser et orienter vers l'activité physique adaptée devient une compétence clinique à part entière : que l'on maîtrise mieux en l'ayant éprouvée.
C'est aussi une affaire de mémorisation. La recherche sur l'apprentissage expérientiel montre qu'un savoir construit à partir d'une expérience concrète s'ancre plus durablement qu'un savoir simplement écouté [1]. Un geste pratiqué, une situation vécue, un cas observé au contact du sport : voilà ce qui reste, quand la diapositive s'efface en quelques semaines.
↳ Pôle I-Learn · Professionnels de santé & du sport Des séminaires résidentiels où la théorie s'enseigne et la pratique s'incarne →Pour les dirigeants : le sport comme miroir
Le dirigeant ne vient pas apprendre une discipline sportive. Il vient s'y reconnaître. Car ce que l'athlète vit (la charge à absorber, la décision sous pression, l'endurance à tenir sur une saison, la nécessité de récupérer pour continuer) recouvre presque terme à terme ce que traverse celui qui dirige.
Ce parallèle a été théorisé il y a plus de vingt ans par Jim Loehr et Tony Schwartz dans la Harvard Business Review, sous le nom de « corporate athlete » : le dirigeant gagne à gérer son énergie comme un sportif de haut niveau plutôt qu'à courir après son temps, en alternant dépense et récupération sur les plans physique, émotionnel et mental [3]. Le sport devient alors une grille de lecture de sa propre pratique professionnelle.
Le bénéfice n'est pas que métaphorique. Les méta-analyses les plus récentes établissent que l'activité physique améliore les fonctions exécutives (raisonnement, planification, contrôle de soi, mémoire de travail) chez les adultes sédentaires, avec un effet notable dès lors que les séances sont suffisamment longues [4]. Or ce sont exactement les facultés qu'un dirigeant mobilise pour arbitrer, prioriser et décider. Bouger, pour lui, n'est pas une parenthèse : c'est un investissement cognitif.
↳ Pôle I-Lead · Dirigeants & managers Diriger avec son corps, son mental et sa lucidité, sur le modèle du sport →Le vocabulaire commun de la performance
Ce qui frappe, quand on met côte à côte le vestiaire et le comité de direction, c'est que les mots se répondent. Charge et récupération, périodisation, préparation mentale, gestion de l'énergie : ce lexique, forgé par le sport de haut niveau, décrit tout aussi bien la vie d'un dirigeant qui enchaîne les cycles d'intensité.
La transposition n'est pas qu'affaire de mots. La recherche en psychologie du travail montre que la capacité à se détacher psychologiquement du travail pendant les temps de repos (ne plus y penser, réellement) est l'un des meilleurs prédicteurs de l'énergie et de l'engagement retrouvés le lendemain [5]. C'est le principe même de la récupération sportive, appliqué au bureau.
À l'inverse, ignorer ce vocabulaire a un coût. Le burnout, tel que défini par Christina Maslach, naît d'un déséquilibre durable entre exigences et ressources : l'exact équivalent du surentraînement, transposé au monde du travail [6]. Comprendre la performance comme une alternance, et non comme une accumulation, protège aussi bien l'athlète que le manager.
Ce que la science dit des bienfaits, dans les deux mondes
Le pari d'I-Perform (relier la formation, le corps et un lieu choisi) n'est pas une posture. Il s'appuie sur un faisceau de preuves qui converge pour les deux publics :
- Un apprentissage qui reste. L'expérience concrète, reprise par la réflexion, produit un savoir plus durable et plus transférable que l'enseignement passif [1].
- Un cerveau qui décide mieux. L'activité physique renforce les fonctions exécutives des adultes sédentaires : les facultés de raisonnement et de contrôle au cœur de la décision [4].
- Un corps qu'on soigne par le mouvement. L'exercice est un traitement documenté dans de nombreuses maladies chroniques, ce qui fait de sa prescription une compétence clinique [2].
- Une énergie qui se reconstitue. La récupération et le détachement réels sont des conditions de la performance durable, pas des faiblesses [3][5].
- Un cadre de santé publique. Les recommandations mondiales de l'OMS confirment le bénéfice d'une activité physique régulière pour la santé physique et mentale de l'adulte [7].
Que l'on soit soignant ou dirigeant, la même mécanique opère : le corps engagé devient à la fois objet d'étude et levier de performance. C'est ce point de rencontre qu'I-Perform a choisi d'habiter.
Pourquoi un format résidentiel et immersif
Si le sport est le pivot, l'immersion en est la condition. Un séminaire résidentiel n'est pas un séminaire plus long : c'est un changement d'échelle. Sortir de son cabinet ou de son bureau, se déconnecter, pratiquer et échanger dans un lieu choisi pour sa cohérence avec le thème : tout cela crée les conditions de l'ancrage que la salle de cours ne permet pas.
Ce format sert les deux publics à la fois. Il offre au soignant le temps long de la pratique et de la discussion entre pairs ; il offre au dirigeant la coupure nécessaire à la récupération et au recul. Dans les deux cas, le lieu et l'expérience partagée deviennent partie intégrante de la pédagogie : non un supplément d'agrément.
La légitimité d'I-Perform
Une conviction ne suffit pas : encore faut-il pouvoir la porter. I-Perform n'est pas une initiative récente greffée sur un effet de mode. C'est le prolongement de Sport Avenir et Santé, organisme de formation fondé en 2015 à Bègles, près de Bordeaux, et actif dans le champ sport-santé depuis dix ans.
- Dix ans d'expertise et plus de 450 professionnels formés (BPJEPS, CQP, formation continue).
- Un organisme certifié Qualiopi, gage de qualité des processus de formation.
- Une habilitation DRAJES Nouvelle-Aquitaine et des partenariats institutionnels (ARS, Fédération Française Handisport).
- Un comité scientifique indépendant et des programmes construits avec des intervenants reconnus dans leur discipline.
- Des séminaires finançables : DPC (en cours d'enregistrement auprès de l'ANDPC), FIF-PL, OPCO selon les publics.
Cette assise n'est pas un argument de vente : c'est la garantie que l'expérience vécue en séminaire repose sur une exigence scientifique et un cadre réglementaire vérifiables. Le geste éclaire la pensée : mais il s'appuie, chez I-Perform, sur une décennie de rigueur.
↳ Tous les séminaires I-Perform Découvrir la programmation, à Lausanne et au-delà →Vos questions sur la démarche I-Perform
Pourquoi I-Perform s'adresse-t-il à deux publics aussi différents ?
Parce qu'ils partagent un même pivot : le sport. Pour les professionnels de santé, la pratique sportive est un terrain d'étude où la physiologie, la blessure et la récupération s'observent en situation. Pour les dirigeants, elle est un miroir de leur propre expérience : charge, décision sous pression, endurance, récupération. Le geste éclaire la pensée dans les deux mondes.
En quoi le sport est-il un terrain d'étude pour les soignants ?
Le corps en mouvement rend visibles des mécanismes que la salle de cours abstrait : adaptation à l'effort, iatrogénie, réathlétisation, prescription d'activité physique adaptée. La littérature reconnaît l'exercice comme un traitement dans de nombreuses maladies chroniques. Apprendre au contact de la pratique ancre ces savoirs durablement.
Pourquoi parler de performance aussi bien dans le sport que dans le travail ?
Le vocabulaire de la performance est commun aux deux mondes : charge et récupération, périodisation, préparation mentale, gestion de l'énergie. Le concept de « corporate athlete » de Loehr et Schwartz montre que le dirigeant gagne à se préparer comme un athlète : non pour produire toujours plus, mais pour durer et décider avec lucidité.
L'activité physique améliore-t-elle vraiment les capacités d'un dirigeant ?
Oui. Les méta-analyses montrent que l'activité physique améliore les fonctions exécutives (raisonnement, planification, contrôle de soi, mémoire de travail) chez les adultes sédentaires, en particulier lors de séances suffisamment longues. Ce sont précisément les capacités mobilisées par la décision et le leadership.
Qu'est-ce qui rend I-Perform légitime comme organisme de formation ?
I-Perform est certifié Qualiopi, fondé en 2015 sous le nom Sport Avenir et Santé, à Bègles près de Bordeaux. Il a formé plus de 450 professionnels, s'appuie sur un comité scientifique indépendant, est habilité par la DRAJES Nouvelle-Aquitaine, et ses séminaires sont finançables (DPC en cours auprès de l'ANDPC, FIF-PL). Découvrir le pôle I-Learn.
Sources & références scientifiques
- Kolb D.A. Experiential Learning: Experience as the Source of Learning and Development. 2e éd., Pearson FT Press, 2015 (1re éd. 1984). Théorie de référence de l'apprentissage expérientiel (cycle « expérience (réflexion) conceptualisation : application »). Présentation (éditeur) : pearson.com
- Pedersen B.K., Saltin B. Exercise as medicine : evidence for prescribing exercise as therapy in 26 different chronic diseases. Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports, 2015;25(Suppl 3):1-72. PubMed : pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26606383 · DOI : doi.org/10.1111/sms.12581
- Loehr J., Schwartz T. : The Making of a Corporate Athlete. Harvard Business Review, janvier 2001. Accès (éditeur) : hbr.org
- Chen Y. et al. : Physical activity on executive function in sedentary individuals: systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials. 2023. Les séances ≥ 45 minutes améliorent significativement les fonctions exécutives. Accès libre (PMC) : ncbi.nlm.nih.gov/pmc/PMC10703253
- Sonnentag S., Fritz C. : Recovery from job stress: the stressor-detachment model as an integrative framework. Journal of Organizational Behavior, 2015;36(S1):S72-S103. DOI (accès libre) : doi.org/10.1002/job.1924
- Maslach C., Leiter M.P. : Understanding the burnout experience: recent research and its implications for psychiatry. World Psychiatry, 2016;15(2):103-111. Accès libre (PMC) : ncbi.nlm.nih.gov/pmc · DOI : doi.org/10.1002/wps.20311
- Bull F.C. et al. : World Health Organization 2020 guidelines on physical activity and sedentary behaviour. British Journal of Sports Medicine, 2020;54(24):1451-1462. PubMed : pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33239350 · DOI : doi.org/10.1136/bjsports-2020-102955
Cet article a une visée d'information et de formation professionnelle. Il ne se substitue pas à un accompagnement individualisé.